VORSTADTKROKODILE

 VORSTADTKROKODILE

# Posté le dimanche 23 août 2009 10:18

Modifié le dimanche 23 août 2009 17:52

______________________________________________________________________________________________________ _______________________________________THE JE TE RESPIRE ZONE___________________________-______ ______________________________________________________________________________________________________

  ______________________________________________________________________________________________________ _______________________________________THE JE TE RESPIRE ZONE___________________________-______  ______________________________________________________________________________________________________
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l__I N F O S__________-_____-_l_____l____________________________________________________________l
l_______________________________l_____l___I don't believe that anybody feels the way I do about you __'_l
l_» Nom : Je-Te-Respire____'_____l_____l___now.__Ton nom est un instant d`éternité inscrit dans mon ___'l
l_» Ouverture : Le 29 Janvier 2009"l_____l___présent._______________________________--_________________l
l_» Textes : Meyer ©_____________l_____l___But you're so hypnotizing You've got me laughing while I__--_l
l_» Montages : Meyer ©____"_____l_____l___sing __You've got me smiling in my sleep _And I can see ____l
l_» Déco : Meyer ©________-'_____l_____l___this unraveling _Your love is where I'm falling ______________l
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|_________________________________________________________________|--'
|__]_P R E V E N U E S______==|==____________________________|__l______________________________l
|_____________________________==|==____________________________|__l_________SOMMAIRE____-_-'__l
|___Killerpilze-Laurene-59__'__==|==___Vergess-Mich-Jetzt_'_-_-_|__l______________________________l
|___Fik-Jo-Kp___________--____==|==___xx-Fabi-Kp-xx_____-l-_l___|__l_Chapitre I____#_______________
|___Realitat-Verloren______"__==|==___Hecate789________-_-"___|__l_Chapitre II___#____-__________l
|___x-Rock-Fic-Klp-x__________==|==___Meinwelt25_______-'-l____|__l_Chapitre III-'_#________-_'-"___l
|___Li3bmichhassmich____-___==|==___Loow1_______________--'_|__l_Chapitre IV"'_#_______-_______l
|___Killervava______--________==|==___Patathetiik______________|__l_Chapitre V___#______--'_______l
|___Elle-Ectric____________-___==|==__________________"________|__l______________________________l
|___Kpfic-Diary________--_____==|==_________________"_________|__l______________________________l
|___Skandal-x________-'-______==|==_______________"___________|__l______________________________l
|___xUnder-Way_____________==|==_________________"_________|__l______________________________l
|___26h14____________-_______==|==_________________"_________|__l______________________________l
|___STUBENROCKERIN__'____==|==___________________"_______|__l______________________________l
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# Posté le jeudi 29 janvier 2009 13:18

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 07:49

Chapitre I

Chapitre I
__ Les rues sombres de la capital sont animées, les lumières brillent, faisant de nouvelles étoiles. Les dialogues et rires résonnent sur les Champs. La tour est bleue ce soir. Je la préfère ainsi. Mon appareil entre les mains, j'immortalise tout ce qui en vaut la peine à mes yeux. Les couples qui se tiennent la main, les bandes d'amis qui rient aux éclats. Les soirs d'été sont les plus beaux. Je vois un regroupement près d'un petit restaurant. La foule, je m'y précipite. Des filles de mon âge, sont à la sortie d'un bâtiment. Elles sont toutes excitées. Quand elles me voient avec mon appareil elles me font un grand sourire et posent, certaines même me font des clin d'½il. Toujours l'½il contre la lentille, je tourne la tête, et essaye de voir ce qui les rendent ainsi. Mon zoom laisse voir des bouclettes blondes, des cheveux bruns, puis un bonnet. Je défais mon zoom et le vois à travers mon appareil. Je me fige, et le regarde. Ils sourient aux filles autour de moi, et nos regards se croisent. Il se stoppe, et arrête de sourire. Pourquoi? Mon visage a fait disparaître son sourire. C'est ça. C'est surement ça. Je baisse donc la tête, et m'enfuie. Je monte sur le premier bus, sans réfléchir, je veux juste disparaître. Pour qu'il sourisse de nouveau.

__ Les rayons de soleil traversent mes volets, et se cognent contre mes paupières. Premier jour de vacances. Je me lève doucement, le temps que ma tête cesse de tourner, et la première chose que je fais, c'est prendre mon appareil. Je regarde les photos de la veille, je n'en ai même pas une de lui. Le gars au bonnet bleu. C'est comme ça que je vais l'appeler, celui qui cesse de sourire en voyant ma tête. Jusqu'à ce que je sache son nom. Il doit avoir le même âge que moi, il est beau. Je souffle un grand coup, et m'habille. Ma mère est encore endormie, je fais donc le moins de bruit possible en passant la porte d'entrée. Émilie est déjà assise sur le muret, à m'attendre.
"Salut.
- Bonjour Mimi."
Je lui fais un bisou sur la joue, et nous partons au parc.
"Tu te sens mieux? Je lui demande.
- Ouais ça va. Mais hier j'avais trop mal au crâne, pas possible. Enfin. Sinon toi, qu'est-ce que tu as fais?
- Bah je suis aller à Paris, comme prévue. J'ai pris des photos mais... Pas encore ce que je cherche."
Il est à peine 09h, seuls nos pas résonnent dans les ruelles de notre ville natale. Tout le monde dors, se reposant de l'année qui vient de finir. Personnellement, la grâce matinée, je ne suis pas fan. Je me couche tôt, pas la peine de rester des heures debout à rien faire. Dormir jusqu'à 13h est une perte de temps. Mieux vaut se lever tôt, et profiter d'une journée entière.
"La prochaine fois je t'accompagne promis!
- C'était pas ta faute si t'avais une migraine.
- Ouais mais à chaque fois qu'on prévois une sortie genre à Paris, une galère s'impose. C'est chiant!
- Ennuyant. Je la corrige, et lui donnant une petite tape sur la tête.
- Si tu veux..."
La vulgarité est moche, surtout sortant de la bouche d'une fille aussi belle qu'Émilie. Je l'apprécie. Au lieu de rester 24h sur 24 avec son copain, elle préfère passer ses journées avec un gars bizarre comme moi, peut être que c'est à cause de ma bizarrerie qu'il n'est pas très inquiet. Et aussi peut être qu'il sait comme tout le monde, que je ne regarderais jamais Émilie, ni aucune autre file. Nos pieds cognent sur du gravier. J'adore ce bruit. En hiver c'est le celui de la neige qui craque sous mes pieds, en été c'est celui du gravier. Chacun ses faiblesses.
"Il y a des scènes ouvertes à Paris... Commence Mimi.
- Pas moyen!
- Roo aller! Ça peut être amusant!
- Non merci.
- S'il te plait!"
Cela peut continuer longtemps comme ça.
"On verra."
Arrivées aux pontons autour du lac, Émilie s'assit et sort un bouquin de son sac. Moi je sors mon appareil. Je la mitraille. Elle a pris l'habitude de se faire photographier, et ça ne la dérange pas, puisque je sais prendre des photos où elle serait avantagée dessus. Je souffle un grand coup.
" Que se passe-t-il?"
Je ne réponds pas, me contente de dire "non" de la tête, et la laisse se concentrer de nouveau sur son roman. Je pense encore au garçon d'hier soir. Son visage ne part pas. Il reste encré. Comme un tatouage. Une tâche à l'encre de Chine. Une belle tâche. Je ne devrais peut être pas, surement pas même, penser encore à ce garçon. C'est malsain, de s'accrocher à une image. C'est malsain.
__ Je me lève, disant à Mimi que je vais me promener. Le parc est presque désert. Il y a les fumeurs de shit sous le kiosque, déjà rassemblés à cette heure nouvelle. Il y a les gens qui promènent leur chien. Les amoureux, et les canards aux cellules OGM. Je m'assois sur un ponton, et observe mon reflet dessiné sur la surface de l'eau. Mon visage est-il si banal à ce point, pour qu'il cesse de sourire?

...

# Posté le jeudi 29 janvier 2009 14:59

Modifié le lundi 03 août 2009 13:41

Chapitre II

Chapitre II
__ Je sors de la librairie de manga dans les grandes rues de Paris. Je ne prends même pas la peine de le ranger, et le lis en marchant. Cela fait tellement longtemps que j'attendais ce volume, je ne vais pas me priver. Je marche dans la direction opposé des autres parisiens. J'ai l'impression d'aller dans l'autre sens, dans le mauvais sens. Comme si j'étais un taré, ou un rebelle de la société qui ne voulait pas suivre les autres. Ce qui est un peu vrai, je n'aime pas être un mouton.
"Dis qu'est-ce que tu fais?"
Cette voix féminine me tire de mon manga, je m'arrête et la regarde avec interrogation.
"Tu sais que tu es en pleine manif' ?"
Je regarde alors autour de moi, et vois des lycéens de mon âge, avec des cartons dans les mains et chantant les chansons de manifestation.
"Ohhh...
- Tu devais être vraiment dans ton livre pour ne pas avoir remarquer. Dit la jeune fille avec un sourire moqueur.
- Je suis désolé.
- C'est pas grave. Viens marcher avec nous."
Derrière, des garçons et filles du même âge que moi me sourissent timidement. Je ferme mon manga, et prends la pancarte que me tend la jeune fille.
"Je pensais que vous faisiez une pause pendant les vacances.
- Jamais! Répondit-elle, toujours avec un grand sourire. Je m'appelle Danielle.
- Sam.
- Diminutif?
- De Samuel oui."
Nous marchons côte à côte jusqu'à 17h. Mes pieds me font mal, je n'ai pas l'habitude de marcher autant. Je fais passer ma pancarte, et sors mon appareil.
"Il est extra!" Commente Danielle.
Je souris et la prends, ainsi que les pancartes, et Paris les rues remplie de jeunes qui protestent. Les gens sont toujours sur les statues de carrefour, ou sur cage d'arrêt de bus, ou les cabines téléphoniques. Je donne mon numéro de téléphone à Danielle avant de me retirer dans la gare la plus proche.
__ Je rejoins Émilie devant le petit bar dont elle m'a parler il y a quelques jours, et nous entrons. Le soir de scène ouverte était finalement tombé à aujourd'hui. La salle n'est pas trop remplie, en ce début de soirée.
"Hey Émilie! Ça me fait plaisir de ton voir!
- Salut Éric."
Émilie se retrouve alors dans les bras d'un homme dans la quarantaine, grand et maigrichon, aux cheveux courts décoiffé et un anneau à l'oreille. Ils restent longtemps enlacés, comme de vieux amis, qui ne sont pas vu depuis des siècle.
"Sam je te présente Eric, un ami de mon père.
- Alors c'est toi Sam? Me demande l'homme en me regardant avec un intérêt suspect.
- Euh... oui c'est moi." Je répond en tendant la main.
L'homme lâche mon amie pour me serrer la main, et il répond:
"Mimi m'a beaucoup parlé de toi?
- Ah ouais? Dis-je avec peur en jetant un regard inquiet à Mimi.
- Qu'en bien rassure toi! Elle m'a dit que tu jouais de la guitare!
- Rien d'extraordinaire, tout le monde en joue.
- J'ai hâte de vous voir sur scène." Dit-il avant de nous quitter.
Il embrasse d'abord Mimi sur la joue et me donne une tape sur l'épaule. Je lance un regard de reproche à mon amie, qui ne se contente que de hausser les épaules en rigolant. Je la suis jusqu'au bar, et commande à boire.
"On peut jouer maintenant! Je lance.
- Il n'y a personne.
- Justement."
Elle souffle, et me fait un bisou sur la joue.
"On a pas nos instruments!
- Je les ai déjà emmenés! Cherche pas! Et tu m'as promis.
- Ouais..."
Quel débile.

__ La salle est remplie maintenant, Émilie est en train de danser sur la piste, et moi je suis resté là, à rien faire, à boire mon jus d'orange et faisant des aller retour aux toilettes. Si j'avais pris de l'alcool, je serais déjà soul depuis longtemps. Émilie surgit de la foule et vient me rejoindre. Elle prend ma main et sans un mot m'emmène dans les coulisses. Elle prend son ukulélé et me tend ma guitare. J'ai soudain un sale goût dans la gorge, et un n½ud à l'estomac. Je n'arrive plus à bouger.
"Si tu as le trac c'est que tu as du talent.
- Je m'en fiche complètement d'avoir du talent ou non dans la musique Mimi.
- C'est vrai. Aller viens."
Je la vois monter sur scène et je la suis. Nous nous asseyons chacun sur un tabouret, en face de deux micros. Les applaudissements retentissent, ce qui ne me rassure pas. Ça montre qu'il y a du monde. Je me force à ne plus trembler, et joue. Elle me rejoint.



__ M
on c½ur bat la chamade, les gens applaudissent, sifflent, crient. Bref, ça c'est bien passé. Mimi à un grand sourire, elle se retourne vers moi, me prend la main, et nous saluons, avant de repartir. Elle sautille, elle bouge, elle est contente.
"C'était génial! Vraiment bravo Sam!"
Elle me sert dans ses bras, et j'ai un peu de mal à respirer. Je lève les yeux et croise un regard. Un regard particulier que j'avais déjà croisé, des yeux que j'avais déjà vu. Je cesse définitivement de respirer, le souffle coupé par la personne qui est derrière Mimi. C'est lui, le garçon au bonnet bleu, celui que j'ai vu l'autre soir. Ses yeux sont chocolat, je fonds dedans. Je ne peux détacher ce regard, je ne peux pas respirer, et mon amie n'en est pas la cause, c'est lui. C'est lui que me fait cet effet là. Il ne bouge pas, et me regarde, un petit sourire se dessine sur ses lèvres. Mon c½ur fait un bon dans ma poitrine, tellement fort que j'en ai mal aux côtes. C'est à moi qu'il sourit.
"Pourquoi tu bouges plus?" Demande la voix lointaine d'Émilie en finissant son étreinte. Je ne lui réponds pas, je continue de le regarder.
"Ohhh" Souffle Mimi, avec pleins de pensées derrière la tête. Je baisse les yeux vers elle et fronce les sourcils. Elle se contente de détourner le regard, une fausse expression d'innocence sur ses traits.
"Fabi ?"
Le gars au bonnet bleu - qui à maintenant une casquette sur la tête - se retourne, et les deux autres garçons que j'avais vu l'autre soir font apparition. Fabi donc. Un grand brun lui adresse la parole, dans une langue que je ne comprends pas.
"Oh des allemands!" S'exclame Émilie avec un grand sourire. "Hallo!" Continue-t-elle en s'avançant et tendant la main. Un garçon blond aux cheveux bouclés est le premier à réagir, il lui fait un grand sourire et lui sert la main. Elle sert la main ensuite aux deux autres. Le dénommé Fabi me jette parfois des coups d'½il, où c'est peut être moi qui me fait des illusions. Je reste en arrière, et attends Mimi, mais ne pouvant m'empêchant de regarder "Fabi".
__ Éric arrive alors lui aussi dans le couloir derrière la scène, et sert une fois encore Mimi dans ses bras.
"Je vois que tu n'as pas changé! Toujours en train de faire connaissance avec tout le monde!"
Elle se contente de rigoler et de donner un coup de coude dans les côtes de son vieil ami.
"Viens là Sam, que je vous présente."
Tous les regards sont alors sur moi, dont celui de Fabi. Mon c½ur s'affole un peu, puis je m'avance timidement vers le petit groupe.
"Sam, Mimi, je vous présente Mäx, Jo et Fabi. Ils sont allemands et font du rock. Et pas du rock commercial, le vrai comme j'aime.
- Je savais pas que tu aimais le rock allemand Éric.
- Mes parents étaient allemands.
- Ah oui c'est vrai."
Je leur souris timidement, et quand je croise le regard de Fabi, ni lui ni moi ne cessons de tenir notre regard dans celui de l'autre. Mon c½ur bat tellement vite.

...

# Posté le dimanche 01 février 2009 09:45

Modifié le lundi 03 août 2009 13:42

Chapitre III

Chapitre III
__ On est dimanche, en début d'après midi. J'ai finit tout mon travail, et Mimi est avec son copain. Je m'ennuie un peu, allongé sur mon lit, tripotant mon portable entre mes doigts, à côté de mon coude, un bout de papier, avec un numéro de téléphone dessus. Ma rencontre avec Fabi remonte à Jeudi soir, depuis je n'ai pas de nouvelle, juste ce numéro. Il ne commence pas par "06" ce qui me rassure un peu, je ne vois pas pourquoi un allemand aurait un portable français... Enfin. Je lâche un soupire, ne sachant que faire. Mon téléphone se met soudainement à vibrer, ce qui à pour conséquence, les battements de mon c½ur qui ont accélérés. Mais ce n'est qu'Emilie.
"Ouais?
- Ahah! J'en étais sûre!
- Pardon? Je demande un peu perdu.
- Tu as décroché! Si tu étais avec Fabian, tu n'aurais pas décroché! Qu'est-ce que tu fiches!
- Je...
- Sam tu me sidères! Râle-t-elle en soufflant.
- T'es pas censé être avec ton copain toi?
- Je le suis, et tu le serais aussi peut être, seulement faut que tu te bouges les fesses!
- Tu racontes n'importe quoi...
- Écoutes moi bien espèce de limace! Je vais rappeler dans deux secondes, si c'est pas occupé je te bottes l'arrière train!
- Mimi..." Je souffle.
Je ne peux protester, elle a raccroché. Je sais pas, parfois elle me fait peur celle-la. Ne voulant pas qu'elle rapplique ici, je prends une grande inspiration, et compose le numéro marqué sur le bout de papier. La tonalité résonne, j'ai l'impression qu'elle fait écho dans le vide de ma tête. Mes mains sont moites, et au bout de quelques secondes, qui me paraissent durer une éternité, quelqu'un décroche. J'entends, un oui en langue allemande, je suis soulagé et stressé en même temps. Soulagé que ce soit lui, je reconnaîtrai sa voix entre mille, bien que je ne l'ai entendu que peu de fois, et stressé à l'idée de lui parler.
"C'est Sam... Dis-je d'une voix à peine audible.
- Sam! Salut!" Répondit sa voix métallique avec un accent.
Je m'exprime en anglais, parlant vite, peu sûr de moi. Je lui donne rendez-vous à prendre un café. Il accepte tout de suite. Je raccroche, un étrange sentiment dans la poitrine. Le téléphone sonne de nouveau. Je sursaute, ne pouvant croire que c'est lui qui rappelle, peut-être a-t-il mal compris quelque chose, ou il annule déjà, se rappelant qu'il a déjà quelque chose de prévu. Je souffle, et regarde l'écran. Emilie.
"Ouais...
- C'était occupé ! Raconte moi tout!
- Euh... Mimi... tu veux pas qu'on en reparle plus tard?
- Pourquoi ça? Tu dois le voir quand?
- Dans dix minutes...
- Ah mais qu'est-ce que tu fous?! Je vois même pas pourquoi tu as décroché! Va te faire beau ! Grouillle!"
Et elle raccroche. Parfois elle me donne un peu le tournis, avec toutes ses sautes d'humeur.

__ Je suis en retard. Quelle idée d'essayer de prendre une douche en moins de 10 minutes. Résultat, mes cheveux sont encore mouillés, il y du vent, je vais prendre froid. Génial. J'entre dans un petit café de Paris, et le vois de dos, assis au bar. Je me fixe un instant, inconsciemment, et le regarde. Mes yeux s'attarde sur sa nuque dévoilée, puis sur le bas de son dos, son pantalon serré qui lui arrive plus bas que les fesses, laissant voir son sous vêtement. Je me donne une claque intérieur, et vais le rejoindre.
"Te voila!
- Désolé.
- Il pleut chez toi? Demande-t-il avec un sourire, en montrant ma tête mouillé
- Non, j'ai... j'ai pris une douche avant... Enfin je sortais de la...."
J'ai essayé d'être présentable pour le voir, je crois que je vais m'être ma fierté de côté cette fois, pour ne pas avoir l'air d'un type qui ne sait pas ce qu'il dit ou fait, et qui reprend toutes ses phrases pour faire bonne impression, mais qui au final, a l'air d'un cinglé.
"Je me suis lavé avant de venir." Avoue-je donc.
Il sourit, et baisse les yeux gêné, apparemment flatté de ma trop grande importance à son égard. Ou à l'image que je veux lui donner. Merde, j'ai doit lui sembler ridicule. Il prend son verre, et le porte à ses lèvres, je suis son geste des yeux, en évitant quand même qu'il le remarque. Mais le bord de son verre de n'atteindra pas ses lèvres, car il arrêta son geste, et reposa son verre sur le comptoir.
"Tu veux quelque chose?"
Sa voix me sortie de ma rêverie, et je demandais seulement une limonade.
"Tu ne bois pas?
- Bien sûr que si!" S'exclama une voix derrière nous.
Chloé, la fille la plus jolie, et la plus exaspérante que j'ai jamais rencontré. Une fille qui je soupçonne avoir le béguin pour moi, et qui n'a toujours pas capté mon attirance sexuelle. Faisant partie de mon cercle de connaissance, mais pas d'amis, -bien qu'elle ne veille pas l'accepter, ou le comprendre- je ne lui ai jamais dit. Et c'est pas demain la veille que je le ferais.
Elle s'avança vers nous, et passa son bras autour de mes épaules, me regardant d'un regard, que n'importe quel homme aimant les femmes aurait apprécié. Ce n'était pas mon cas.
"Il boit très rarement, mais quand il bois c'est à fond. Il était vraiment pété au nouvel an." Dit elle en regardant Fabian. "Pas vrai mon coeur?"
Je me raclais la gorge, gêné et déjà blasé de sa présence, je baissais les yeux, ne voulant pas voir l'expression de Fabian. Pourtant je releva la tête.
"Fabian je te présente Chloé, une camarade du lycée. Chloé, Fabian, un nouvel ami." Il sourit.
"Charmant." Ajouta la jeune fille. Son sourire se transforma en sourire forcé, d'embarras.
Chloé s'attarda, dévorant des yeux le jeune homme qui m'accompagnait. Quand elle partie, c'était l'heure aussi à laquelle il devait partir, je l'accompagna pendant quelques rues. Un vent frais soufflait, et je ne pu me retenir.
"Aaaatchouuum !
- Gesundheit"
Je sortais un mouchoir de ma poche en l'interrogeant du regard.
"Pardon?
- A tes souhaits."
Je l'avais pressentis. C'est bien ma veine de tomber malade au début de l'été. Je ne remarqua pas qu'il avait enlevé son bonnet, et qu'il me l'avait sur la tête. C'est quand je sentis son souffle sur ma joue que je remarqua qu'il était si près de moi. Nous somme restés un moment comme ça, ses mains sur ma tête, nos visages à quelques centimètres l'un de l'autre. Ces yeux praline sont magnifique. Il finit par sourire, et reculer.
"Mon frère m'attends."
Il me tendit la main, et je la serra aussitôt. On se sourit mutuellement, et nos chemins se séparèrent.

__ Au fil des pas que je faisais, me séparant de lui, mon c½ur se calmait, battant de moins en moins, j'eus d'ailleurs peur qu'il s'arrête dès que je serais trop loin. Je ne savais pas quoi faire, j'avais perdu la notion du temps. Il est 16h. Je marche dans les rues de Paris, me remémorant cette rencontre. J'arrivais devant une galerie marchande, et je vis une chevelure châtain clair sortir d'une bijouterie. Chloé. Je me dépêcha de me tourner, et de faire demi tour.
"Samuel !"
Merde.
"Re. Dis-je d'un ton le plus joyeux et focus possible.
- Ton ami n'est plus là? Demanda-t-elle en arrivant vers moi, en sautillant.
- Il est rentré.
- Oh... Dommage, j'aurais bien aimé le revoir."
Je reste le plus impassible possible à ses propos et sous-entendus.
"Tu l'as rencontré où?
- Dans un bar de musique.
- Il fait de la musique? Cool!
- De la batterie.
- Woaw, il doit être musclé alors..."
Berk, voir son regard de perverse me donne la nausée, je la quitte sans un mot, j'ai une soudaine envie de crier ma frustration dans mon oreiller.
"Il a une copine? Crit-elle dans la galerie.
- Oui!"
L'habit ne fait pas le moine.

...

# Posté le vendredi 20 février 2009 13:24

Modifié le lundi 03 août 2009 13:43

Chapitre IV

__ Le soleil brillait aux éclats, je le voyais à travers ma fenêtre. L'été avait finit par être chaud, après des années où on avait oublié son existence. Malheureusement pour moi, j'étais enrhumé. Cela faisait plusieurs jours que je passais cloué au lit, pendant qu'Emilie sortait avec son copain et ses amis. De plus, je n'avais pas de nouvelle de Fabian. Je me contentais seulement de regarder par la fenêtre, et de faire des tests à la con sur "livre de visages". L'ennui me prenais, et je n'avais rien à faire de mes journées, la fièvre ne voulant pas tomber, malgré la chaleur étouffante qui envahissait la maison, je restais sous les couvertures, toujours en ayant l'impression d'avoir froid.
__ Ma petite s½ur me rendait parfois visite dans ma chambre pleine de microbes, pour m'apporter à manger, ou venir m'embêter. Cette fois-ci, elle s'assit sur le lit, un livre entre les mains.
"Oh non... Gab...
- S'il te plait, juste un pasage, mon préfèré. Ste plait."
Je céda et lu ce fameux passage de livre:

"
Liste des garçons les plus sexy par
Lilly, Shameeka, Tina, Ling Su et Mia

1. Orlando Bloom. (Dans tout avec ou sans chemise.)
2. Boris Pelkowski. (Ça ne vas pas du tout! Boris ne devrait pas figurer sur cette liste! Mais Lilly et moi étions en minorité.)
3. Le garçon qui jouait dans le film sur la vie de Mia. (Sauf que rien de ce que raconte ce film ne pourrait se passer dans la vrai vie puisque Genovia est une principauté et non une monarchie, et que ça ne change rien si l'héritier du trône est marié ou pas. Par ailleurs, ça m'étonnerait que La Cage enregistre un disque vu que tous les membres du groupe sont à l'université et très occupés.)
4. James William Van Der Beek de Dawson.
5. Harry Potter. (Même s'il n'a que quatorze ans, il est assez mignon.)
6. Enrique Iglesias. (Même qu'il s'est fait enlever son grain de beauté.)
7. Chad Michael Murray, de Freaky Friday et de One Tree Hill.
8. Le copain de Samantha dans Sex and the City. (Surtout quand il se rase le crâne pour elle. Shameeka n'a pas pu voter vu que son père lui a défendu de le regarder.)
9. Jason Allen Alexander, ex Mr. Britney Spears.
10. Ramon Rivera.
11. Hellboy (même si Mia est la seule à penser qu'il est sexy, mais c'est parce qu'elle est obsédée par les héros de cinéma). "

Une princesse rebelle et romantique
tome 6
Meg Cabot


__ Je referme le livre, et ne peux m'empêcher de rigoler. Je ne comprends pas pourquoi ma petite s½ur aime tant ce passage, et pourquoi c'est moi qui doit le lire à chaque fois. Je connais presque cette liste par c½ur depuis le temps. En tout cas, ça me fait bien bidonner.
" Peut être va-t-il falloir qu'un jour tu fasses ta propre liste.
- J'y travaille, j'y travaille. Dit-elle en sautant de mon lit.
- Tu me fera voir hein?
- Tu sera le premier."
Et elle ferma ma porte, en m'affichant un sourire.
Je n'avais pas de nouvelles de Fabian, ce qui ne m'étonnait pas, parce qu'il était rentré en Allemagne. J'avais depuis lors, un vide au fond de moi. Je savais que je ne le reverrais pas de si tôt, et rien qu'à cette pensée, j'eus un n½ud à l'estomac. Par ennui et réflexe j'attrapai mon portable, regardant partout où je pouvais faire passer le temps. Je tombai alors sur le numéro de Danielle, la fille de la manif'. Sans réfléchir d'avantage, je l'appelai.
Plusieurs tonalité ont résonné avant que quelqu'un ne réponde, une voix endormi me demanda qui j'étais.
" Je suis Sam, on s'est rencontré à la manifestation il y quelques jours."
Après un petit instant, elle se souvenu qui j'étais.
"Je suis désolé, je te réveille.
- Non, tu as bien fait d'appeler, faut que je me lève, il est quand même 15h"
En effet, l'heure était tardive, même pour une grâce matinée.
"Je peux t'aider en quelque chose peut être?
- Euh... Non.. Enfin peut être. Je ne savais pas à quoi servait d'avoir ton numéro si c'était pour ne pas t'appeler.
- Besoin de parler. Dit-elle avec sérieux.
- Oui. "Avouais-je.
Je m'étais redressé, assis correctement, en tailleur sur mon lit.
Un sentiment bizarre résonnait à l'intérieur de moi. J'avais envie de me confier à quelqu'un, au premier venu, à quelqu'un d'inconnu. Qui ne puisse pas me juger, qui ne connaissait pas ma vie, ni mes intérêts, quelqu'un de neutre, en qui je pouvais avoir une libre confiance, sans questions. Sans prise de tête.
Danielle resta silencieuse, attendant que je parle le premier. Je ne savais pas par où commencer.
"Commence par le début, ça sera déjà ça." Dit elle avec un rire léger.
Je lui racontais ma rencontre avec Fabian, sans dire qu'il était un garçon, sans dire que j'aimais les hommes. Si ce n'est ces détails, je n'en émettais aucun. J'entais alors des craquements à mon oreille.
"Tu manges?
- Ouais, désolée, ton histoire me fascine."
J'eus un rire nerveux. A croire qu'elle était devant un film.
"... Et maintenant cette personne est partie, et je me sens bizarre. Comme vide.
- Peut être, non sûrement, que tu devrais aller en Allemagne. Répondit-elle après un silence de réflexion.
- Pardon?!
- Bah oui. Tu ne sais même pas quand est-ce qu'il ... que cette personne va revenir. Tu peux même pas l'appeler, ça va coûter cher si t'appelles en Allemagne.
- Tu as hésité.
- Hein?
- Tu as dit "qu'il" ... Dis-je avec une boule au ventre.
- C'est toi qui as dit "il" à un moment, je sais pas si tu parles d'un garçon ou d'une fille."
Je me tus, ne sachant que répondre.
" Que ce soit un garçon ou une fille, le problème est le même. Va le ou la retrouver, qu'est-ce qu'il va arriver si tu restes ici?
- Euh.... sûrement rien.
- Exactement! Il ou elle, ne va pas revenir tout le temps pour venir te voir, c'est à toi de faire en sorte que vous vous rencontriez.
- Ça fait un peu... parasite, je trouve.
- Et ne rien faire, est débile."
Elle marquait un point. Je la remerciais, et raccrochais de façon un peu brutale. Je courais hors de ma chambre, et demandais de l'argent à ma mère, pour un soudain voyage en Allemagne. Bien sûr elle n'accepta pas, pas à moins que j'ai un plan, et une organisation béton.
__ Je retournais donc en vitesse dans ma chambre, et pris une feuille et un stylo, marquant les priorités, et la liste des choses à faire. Ma liste ne présentait que deux mots, inlassablement:
"Fabian Halbig"


...

# Posté le samedi 18 avril 2009 14:37

Modifié le lundi 03 août 2009 13:45